UTILISATION D'ANIMAUX A DES FINS RECREATIVES


Le problème
Que faire ?
Organisations impliquées
Bibliographie

Le Problème

L'utilisation forcée d'animaux pour la distraction des humains est très ancienne, elle a connu son apogée à l'époque des spectacles romains, où les animaux se battaient entre eux, ou contre des humains. Des humains ont également utilisé des animaux pour des cérémonies plus rituelles que récréatives (sacrifices, traditions, superstitions, etc..).

Ce genre de pratiques se perpétue malheureusement encore de nos jours.

Le plus grave problème est certainement celui des corridas, d'une inspiration qui n'est pas sans rappeler les sinistres spectacles du cirque de Rome. Les taureaux y sont torturés de façon méthodique au cours d'un simulacre de combat en trois phases (tercios).

Pique Au cours de la première phase, le "picador", juché sur un cheval, plante très profondément une pique dans le garrot du taureau. Le but est de priver l'animal de sa capacité à relever et bouger sa tête, ce qui diminue considérablement son aptitude à se défendre. Une seule introduction de la pique peut-être suffisante, mais si le taureau est jugé résistant, l'opération peut être répétée plusieurs fois. Certains picadors font avancer et reculer la pique dans la plaie, font plus ou moins discrètement pivoter la lame dans la plaie afin de sectionner les ligaments du cou, ou utilisent des piques non conformes particulièrement destructrices. Les taureaux ressortent en piteux état de cette épreuve et sont incapables de combattre de façon correcte. La véritable destruction du taureau au cours du tercio de pique est dénoncée par les pro-corridas eux-mêmes.
Les chevaux utilisés pour cette sinistre tâche souffrent terriblement des attaques violentes du taureau; seule consolation, les défenseurs des animaux ont obtenu l'usage obligatoire de caparaçon, destiné à éviter les éventrations.

La torture du taureau se poursuit au cours de la deuxième phase: le taureau reçoit trois paires de banderilles, posées par des "banderilleros" à pieds. Les banderilles sont des harpons, restant dans la plaie, s'agitant avec les mouvements du taureau, et provoquant des hémorragies. Elles sont destinées à rendre l'animal furieux, à s'agiter et à s'épuiser. Des banderilles noires, plus longues et douloureuses, sont utilisées sur les taureaux insuffisamment combatifs. Quelquefois, les banderilles sont retirées (on imagine avec quelle douleur par le taureau) par des péones, car plantées trop près du cou et susceptibles de gêner le travail à venir du matador.

Banderilles

Le troisième tercio met en scène le tueur ("matador"), armé d'une épée, qui est chargé de poursuivre la torture et d'exécuter l'animal. Il agite un chiffon rouge (la "muleta") pour entraîner des charges du taureau, puis plante son épée dans le dos de l'animal. Le spectacle peut s'arrêter là, mais malheureusement, ce coup n'est généralement pas suffisant pour entraîner la mort de l'animal. L'opération va donc être recommencée plusieurs fois, l'animal devenant épuisé par les hémorragies internes. Le sang se recueille généralement dans les poumons, diminuant d'autant les capacités respiratoires de l'animal. Quelquefois, il vomit son sang.

Epee

Deux armes servent à achever les taureaux: le descabello (une épée spéciale) et une dague (la puntilla) plantée dans la moelle épinière.

La durée du supplice étant d'une vingtaine de minutes, la torture recommence avec d'autres taureaux pour fournir un spectacle d'une durée totale de deux heures.

Il existe des variantes, notamment la novillada, qui concerne des taureaux jeunes et des toreros débutants, généralement assez maladroit dans leur façon du tuer, la corrida équestre (dite aussi "rejoneado", "corrida de rejon", du nom de l'arme qui est planté dans les taureaux) et la corrida portugaise (l'animal n'est pas tué en public, mais il y est gravement torturé, et abattu juste après le spectacle). Les chevaux n'ont pas de caparaçon pour les corridas équestres, et cela se traduit couramment par des accidents tragiques qui ne semblent guère émouvoir les organisateurs et les toreros qui continuent à exposer à nu les flancs des chevaux. Vous pouvez voir des images d'un cheval encorné à Zaragoza lors d'une corrida équestre.

Attirons également l'attention sur le triste sort des nombreux animaux utilisés pour l'apprentissage et l'entraînement des toreros.

La torture des taureaux ne se limite malheureusement pas à la seule durée du spectacle.
La pratique la plus courante, pour diminuer la combativité du taureau, est l'afeitado: une bonne partie des cornes est sciée, puis reconstituée avec de la résine. Le but de l'opération est de rendre désormais l'usage des cornes douloureux pour l'animal, et surtout, de le priver de capacités de perception spatiale. Précisons que la corne est un tissu vivant, pourvu de nerfs (à l'instar des dents par exemple); son sectionnement est de ce fait très douloureux pour l'animal, et fortement invalidant.
D'autres pratiques ont été relevées: administration de laxatifs, enfermements prolongés dans des boxes étroits, coups de sacs dans le ventre, vaseline dans les yeux, essence de térébenthine sous les pattes.

Des examens scientifiques sont venus confirmer l'état de santé déplorable des taureaux envoyés au combat. Des comptes rendus des Directions des Services Vétérinaires révèlent des taux considérables de taureaux atteints de lésions invalidantes : tuberculose, néphrites, distomatoses du foie...

Une étude menée sur deux ans par des chimistes de l'Université de Salamanque, et basée sur l'autopsie d'environ 200 animaux, révèle que plus de 20% d'entre eux ont pris des cocktails étonnants de produits chimiques ! On retrouve couramment des traces de phénylbutazone, produit déjà connu pour être utilisé frauduleusement sur des chevaux de course.

En France, la prolifération des fraudes est particulièrement favorisée par le système en vigueur. L'UVTF (Union des Villes Taurines Françaises) a établi un règlement, que chaque mairie adhérente s'est chargée de faire appliquer par arrêté municipal. Or les villes sont généralement organisatrices des corridas. Ce système curieux, où le maire est à la fois juge et parti dans l'organisation des corridas, est un grave obstacle à l'impartialité et à la rigueur des contrôles.

De nombreux taureaux sont ainsi envoyés au combat alors qu'ils en sont totalement inaptes. Le public, qui comporte très peu de connaisseurs et beaucoup de curieux et sadiques de passage, ne se rend pas compte de ces escroqueries faciles. Ces faits sont dénoncés par des chroniqueurs taurins, comme, par exemple, le journaliste et ancien toreo André Viard.

De façon générale, les fraudes (afeitado, carioca, drogues, taureaux malades..) et les dérives commerciales de la corrida n'ont rien d'un fantasme d'opposants. C'est au contraire un grand sujet de discussion des aficionados qui regrettent couramment de ne pas être entendus d'organisateurs qui préfèrent l'argent à la pureté du spectacle. Ceux-ci n'hésitent pas à brandir l'épouvantail de l'opposition à la corrida pour demander aux aficionados de les soutenir; ces derniers étant malgré tout réticents à cautionner certaines personnes qu'ils jugent peu recommandables.

Bien que les conditions d'hygiènes dans les arènes soient très discutables, la viande des taureaux tués durant les corridas est vendue et mangée. Ce commerce perdure malgré les nombreuses affaires de taureaux tuberculeux, et malgré la présence courante des cocktails chimiques dont on soupçonne qu'ils altèrent la comestibilité de la viande. En Europe, des règlementations ont été prises pour éviter la diffusion de l'agent infectieux de l'ESB lors de l'abattage des animaux. Or, l'usage du descabello et de la puntilla est propre à contaminer la viande du tareau. L'Espagne a donc décidé d'incinérer la viande des taureaux de corridas, mais la France, suite à une décision du ministre de l'agriculture aficionado Jean Glavany qui ne voulait pas pénaliser les finances des petites places taurines, continue à faire entrer cette viande dans la chaîne alimentaire.

Les corridas sont pratiquées en France, Espagne, Portugal, et plusieurs pays d'Amérique latine; voir la carte du monde des pays taurins. Les corridas ne sont généralement pas proposées au public en tant que telles; elles sont incluses dans des "férias", des périodes de deux-trois jours de fête d'une ville, avec beaucoup d'autres animations (concerts, défilés, animations de rue..). La période des férias (la "temporada") court généralement de fin février à début novembre, avec un pic d'activité pendant l'été. Si les férias, dans certaines villes, attirent beaucoup de monde, seule une petite proportion des gens (environ 10%) vont assister à des corridas. La plupart sont simplement là pour faire la fête. C'est donc davantage la corrida qui profite de la féria que l'inverse. Il serait envisageable d'utiliser d'autres attractions, sans animaux, pour attirer des spectateurs. Ou, au moins, il serait possible de modifier le rituel de la corrida pour qu'il soit moins violent envers les animaux. Mais cela, le lobby tauromachique ne veut pas en entendre parler et préfère continuer à prétendre que les corridas sont indispensables au succès touristique des villes taurines. A ce titre, il récupère de substantielles subventions des collectivités locales qui permettent aux corridas de survivre financièrement. C'est ainsi que la population, très majoritairement hostile aux corridas y compris dans les régions taurines, comme l'ont révélé plusieurs sondages, finance malgré elle la torture tauromachique.

La Catalogne est actuellement la région la plus proche de l'abolition des corridas: elle ne comporte plus que trois places taurines, l'entrée des arènes est interdite au enfants de moins de 14 ans, 19 communes se sont déclarées officiellement anti corrida, et le parlement doit discuter prochainement de l'interdiction de la corrida.

Par contre, en France, ces dernières annéees, la corrida a conquis beaucoup de nouvelles villes et des réductions sont faites pour les mineurs. Une seule commune, Mouans-Sartoux dans les Alpes Maritimes, s'est déclarée anti corrida et amie des animaux.

D'autres informations sur la corrida peuvent être trouvées dans le dossier de l'ACMA.

Comabt de coqs Mais les corridas sont hélas loin d'être les seules pratiques cruelles à l'égard des animaux. Des combats de coq sont encore organisés par centaines en France, beaucoup plus discrètement que les corridas. On trouve des gallodromes dans le Nord Pas de Calais et aux Antilles. Dans le Nord, ces petits rings entourés de tribunes sont généralement contigus à des cafés. Des ergots métalliques sont fixés aux pattes des animaux et leur permettre de blesser l'adversaire. Les combats donnent lieu à des paris substantiels.

L'article 521-1 du code pénal français interdit les sévices graves et les actes de cruauté envers les animaux domestiques, ou apprivoisés, ou tenus en captivité. Malheureusement, l'alinéa 3 précise que "les dispositions du présent article ne sont pas applicables aux courses de taureaux lorsqu'une tradition locale ininterrompue peut être invoquée".
Les tribunaux ont une interprétation très large de la notion de "tradition locale ininterrompue" : à Carcassonne, les corridas ont repris légalement en 2002 alors qu'elles s'étaient arrêtées en 1954 !
En fait, les tribunaux considère que l'existence d'un club taurin fait partie d'une tradition taurine, et que la notion de "local" est à prendre au sens d'un ensemble démographique (et non d'une commune).

Avec des jugements aussi surprenants, la corrida n'a aucun mal à poursuivre son expansion dans le sud de la France.

Heureusement, en 2004, Mme Marland Militello, député des Alpes Maritimes, a déposé une proposition de loi visant à supprimer l'alinéa 3 de l'article 521-1 du code pénal. Ce qui revient à interdire les corridas et les combats de coqs. A ce jour, 55 députés ont cosigné cette proposition de loi, soit davantage de députés que dans le groupe d'étude sur la tauromachie à l'Assemblée nationale.


Au Pakistan, des combats d'ours et de chiens sont organisés, malgré les efforts de la WSPA pour faire interdire ces spectacles. Dans certains villages d'Espagne, un âne est utilisé comme souffre douleur d'une foule sadique. Des taureaux sont livrés à une foule sadique qui les crible de flêches, des toros de fuego voient les taureaux promener des torches au dessus de leur tête. La Farra do Boi, dans l'état de Santa Catarina, au Brésil, voit des taureaux effroyablement torturés par une foule sadique durant la semaine sainte.

Combat d'ours et de chiens FIesta cruelle Toto de fuego Farra do boi Bile d'ours

En Asie existent des fermes dans lesquelles des ours sont enfermés dans des petites cages, incapables de se lever. Un cathéter leur est implanté en permanence pour recueillir leur bile, sensée avoir des vertus curatives. En Chine, dans les restaurants de la province de Guangdong et du Guangxi, on peut voir des gens manger des cervelles du singe Francois' leaf encore vivant.

Zoo Sans parler de tels sommets de cruauté, précisons qu'il n'est pas dans la nature des animaux de passer leur vie dans des cages des zoos. Dalles en ciment et barreaux de fer ne tardent pas à conduire à les animaux à la folie. Il existe encore plusieurs centaines de zoos qui sont de tristes continuations de leurs homologues du XIXème siècle.

Dans beaucoup de pays, les zoos obtiennent encore une bonne partie de leurs pensionnaires à l'aide de captures dans le milieu sauvage. A une capture traumatisante succède alors un transport très pénible au cours duquel la majorité des animaux décèdent. On est donc encore loin d'un comportement éthique à l'égard des animaux ! Par contre, les parcs zoologiques récemment créés dans les pays développés offrent généralement un milieu de vie décent aux animaux, même si de nombreux problèmes persistent pour respecter les besoins naturels des espèces.
A l'ère des documentaires montrant les animaux sauvages évoluant librement dans leur milieu naturel, l'intérêt éducatif des zoos ne convainc plus guère et leur fréquentation est en baisse.

Par contre, les delphinariums ont malheureusement tendance à se développer dans certains pays. Les dauphins et les orques sont des animaux particulièrement intelligents, avec une vie émotionnelle et affective riche; par conséquent, ils souffrent de façon particulière de la privation de stimulis causée par l'emprisonnement à vie dans un bassin, et des séparations entre individus. Des informations sur la vie dans ces établissements sont données par Yvon Godefroid: dauphins libres et dauphins captifs. Dauphin captif
Ours à vélo Il est également inacceptable que des animaux sauvages soient obligés d'apprendre des tours non conformes à leur nature, afin d'amuser le public des cirques. Comme le fait remarquer fort justement Desmond Morris, les numéros des cirques ont généralement pour but d'humilier les animaux afin d'affirmer sottement la prétendue supériorité de l'espèce humaine. Lorsque un animal dépasse largement l'humain dans un domaine, on l'oblige à lui faire réaliser un numéro de cirque "prouvant" la domination de l'homme sur la bête. C'est ainsi que des lions ou des tigres sont contraints d'obéir au claquement de fouet, ou que des singes doivent se ridiculiser en faisant du vélo ou en servant à boire. Précisons également que le dressage de ces animaux se fait souvent (mais pas toujours) sous la menace et les coups, et que les conditions de vie dans les cirques sont toujours lamentables, totalement incompatibles avec les besoins des espèces concernées.

Les films sont quelquefois la cause de mauvais traitements, notamment les westerns qui recourent à de fréquentes chutes de chevaux.

Les pratiques actuelles dans les courses de chevaux sont peu satisfaisantes du point de vue du respect de l'animal. L'usage régulier des coups de cravache, et l'envoi à l'abattoir sitôt les performances physiques devenue insuffisantes, montrent le peu d'attachement que portent la grande majorité des jockeys à l'égard leurs chevaux.

Les courses de lévriers sont souvent encore pires. Les chiens connaissent une vie misérable, et, sitôt sortis de leur carrière sportive, ils sont éliminés sans scrupules, parfois de façon très cruelle. Les pires barbaries sont relevées en Espagne. Des organisations se multiplient dans les pays d'Europe pour sauver ces chiens d'une fin horrible, voir par exemple le site Lévriers en détresse et le site Passion Lévriers.

Les rodéos sont absents de France mais fréquents aux USA, et présents en Allemagne suite à la présence des troupes américaines qui ont importé ce spectacle. De nombreuses organisations américaines luttent contre son caractère brutal envers les animaux.


Que faire ?

Ne pas assister aux spectacles utilisant les animaux de manière incompatible avec leur bien-être ou leur dignité.
En priorité, les spectacles les plus cruels (corridas, combats de coq, etc..) mais aussi les cirques (sauf ceux qui n'utilisent pas d'animaux), spectacles de magie (même remarque), rodéos, courses, zoos et delphinariums.
Protester de façon systématique et répétée auprès des médias qui les diffusent.
Ne pas soutenir les entreprises qui sponsorisent les corridas, et leur faire savoir la raison de ne pas leur laisser votre argent. Si vous habitez dans une ville taurine, ou que vous passez dans l'une d'elle, vous trouverez les logos des sponsors des corridas sur les affiches ou sur les brochures des férias, notamment à l'office du tourisme. Pour écrire aux sponsors, vous pouvez utiliser l'annuaire ou l'adresse du service consommateur, souvent présent sur l'étiquette des produits.
Exiger l'arrêt des subventions publiques pour les corridas et pour les écoles taurines.
Si vous habitez dans une ville taurine, renseignez vous sur les subventions délivrées par votre commune et informez largement vos concitoyens à ce sujet. Vous pouvez préciser également les subventions qui ont été refusées à des actions pourtant plus éthiques, et vous pouvez préciser ce qui aurait pu être fait de cet argent en termes d'écoles, crèches, terrains de sport, etc...
Au delà du problème des subventions, il est majeur de faire connaître aux politiques le désir de voir abolir les corridas. La corrida est très majoritairement impopulaire, mais les opposants ont pris beaucoup de retard, sur les taurins, dans l'établissement de liens avec les personnalités politiques.
Ne pas aller en vacances dans des villes qui organisent des corridas, et faire connaître la raison de ce refus à leur office du tourisme et à leur mairie (une copie au journal local est également utile)
Si vous êtes de passage ou en voyage d'affaires dans une ville taurine, pensez au problème de laisser votre argent aux établissements qui soutiennent les corridas et notamment, les commerces, restaurants et débits de boissons qui posent des affiches de corridas sur leur vitrine. Pour peser réellement, il est surtout très important d'informer les propriétaires de la raison pour laquelle leur attitude ne les sert pas au niveau de leurs ventes.
Si vous habitez dans une ville taurine, discutez avec les commerçants et aidez-les à comprendre qu'ils n'ont pas intérêt à faire du zèle en faveur de la corrida et se priver ainsi de la clientèle des opposants.
Ecrivez à votre député, ou mieux, rencontrez-le, pour lui demander, si ce n'est pas encore fait, de cosigner la proposition de loi de Mme Marland Militello pour interdire les corridas et combats de coqs. Vous pouvez consulter liste des députés cosignataires et un modèle de lettre sur le site du CRAC.
Demandez à votre maire et à tout votre conseil municipal de voter, à l'instar de Mouans-Sartoux en France et des 19 communes en Catalogne, une motion déclarant votre commune anti corrida et amie des animaux.

Nos mas violencia
Le slogan "No más violencia", lancé par la Humane Society, est une formule de ralliement, utilisée à l'échelle internationale, par tous les opposants à la corrida.


Organisations Impliquées

Comité Radicalement Anti Corrida
Association française
Le CRAC a pour présidents d'honneur Jacques Derrida (à titre posthume), Morad El Hattab et Albert Jacquard. Il recueille le soutien d'un grand nombre de personnalités contre la corrida. Il mène des grandes campagnes d'affichage en 4 mètres sur 3 contre la corrida dans les villes bastions de la tauromachie. Il édite un DVD intitulé Alinéa 3, réalisé par Jérôme Lescure, qui est une dénonciation choc en images de la cruauté de la corrida. Cet outil, extrêmement précieux pour faire connaître la barbarie de la corrida, est envoyé à tous les élus importants français et européens.

Logo CRAC CRAC
BP 51244
30105 ALES CEDEX
France
Tel : 06 75 90 11 93
Web: www.anticorrida.com
 
Fédération des Luttes pour l'Aboliton de la Corrida
Union internationale d'associations opposées aux corridas
La FLAC regroupe des associations d'Allemagne, Belgique, Espagne, France et Pays-Bas, établit des comités locaux contre la corrida, organise un grand nombre de petites démonstrations anti corrida (comme des actions d'information à des ronds points et des haies de déshonneur à l'entrée des arènes), lance des actions épistolaires.

Logo FLAC FLAC
BP 16
34301 Agde Cedex
France
Tél/fax : 04 67 37 79 31
Web: www.flac-anticorrida.org
 
Collectif anti-corrida de Fréjus
La ville de Fréjus est la ville taurine la plus orientale de France. Elle organise deux séries de corridas par an, à la mi-juillet et la mi-août. Le CAC83 réagit par des manifestations de protestation, celle de juillet attirant un nombre croissant de participants.

Logo CAC83 Collectif Anti-Corrida de Fréjus
c/o Desanlis
378, avenue du Général Brosset, immeuble G 776
83600 Fréjus
France
Web: www.cac83frejus.com
 
Il existe d'autres comités actifs localement contre la corrida et présents lors des manifestations. Citons notamment le COLBAC à Béziers, la FAC à Fenouillet, le COGICA à Bordeaux.

L'organisation américaine PETA organise chaque année, début juillet, à Pampelune, une grande action pour faire contrepoids aux courses de taureaux dans cette ville. Ce sont des humains, nus ou légèrement vêtus, qui courent dans les rues en clamant leur opposition aux corridas. Près de 600 personnes venues de toute l'Europe ont participé en 2005, avec d'importantes retombées médiatiques.

L'organisation américaine Shark a mené des campagnes efficaces contre la corrida au Mexique, notamment, en la privant du soutien financier de ses grands sponsors. Des actions internationales de poids sont également réalisées par la WSPA et par la Humane Society.


Bibliographie

Panorama historique, culturel et social des zoos en occident: un ouvrage incontournable sur le sujet.
Zoos
Histoire des jardins zoologiques en occident (XVIème-XXème sicèle)

Eric Baratay et Elisabet Hardouin-Fugier
Editions la Découverte
Le "Que sais-je ?" sur la corrida est une référence dans la description et la discussion des pratiques tauromachiques.
La corrida
Eric Baratay et Elisabeth Hardouin Fugier
PUF Que sais-je ? numéro 568
La SNDA vend un intéressant petit livre sur les corridas, "Le grand bluff tauromachique", écrit par l'ancienne présidente de l'association, Andrée Valadier (décédée). Pour l'acheter, écrire à l'association.
Pour les jeunes enfants, un livre réussi sur la aventures d'un petit animal fictif, "Le Cornivore". Cet être bizarre et facétieux, qui mange les cornes des animaux, rencontre un jour un taureau avant une corrida.
Une histoire sympathique et un message sans ambiguïté: un livre à ne pas manquer de faire lire aux enfants et une excellente idée de cadeau. L'ouvrage est destiné aux plus jeunes, découvrant la lecture.
Le Cornivore
Bruno Heitz
Editions Mango Jeunesse, Les Petits Papiers
Dossier publié dans le magazine "Science & Nature" du mois d'août 1999, réalisé avec la compétence usuelle de cette revue. Une bonne place est accordé à des interviews venant de tous bords, partisans et opposants.
Un coup de chapeau à Francis Cabrel: est ce que ce monde est sérieux ?
Ne pas manquer de regarder et faire connaître (en particulier aux enfants) le film "Heureux qui comme Ulysse", qui montre la triste fin des chevaux utilisés dans les corridas; Fernandel y tient le rôle principal.


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