PREAMBULE


La condition animale, en ce début de XXIème siècle, n'est guère enviable.

Des taureaux et des chevaux sont torturés à mort dans des arènes pour le plaisir des aficionados; des ours doivent faire du toboggan pour amuser l'assistance; des chiens et chats sont jetés au bord des routes comme des objets usagés; des renards sont coincés durant des heures dans des pièges à mâchoires pour réaliser de jolis manteaux; des lapins se font brûler les yeux pour essayer de nouveaux cosmétiques; des milliards d'animaux d'élevage doivent passer toute leur vie  dans des conditions extrêmes de privation d'espace de vie.

Pourtant, l'humain n'ignore plus, maintenant, la vraie nature de l'animal. Il y a eu Darwin, les biologistes, les éthologues..

Après avoir été considérés comme des Dieux, puis comme des êtres inférieurs, les animaux auraient enfin pu être considérés pour ce qu'ils sont réellement : des frères de l'Homo Sapiens. Tous les êtres qui disposent d'un cerveau et d'un système nerveux ont comme nous la capacité de souffrir, d'avoir une vie émotionnelle, des intérêts propres. Ils doivent donc avoir des droits. Ne plus être considérés comme de la simple marchandise, de la matière première pour servir les intérêts des animaux humains.

Heureusement, des gens agissent pour faire avancer les choses. Des organisations existent depuis environ un siècle et demi pour soulager la souffrance animale; des mouvements se développent depuis une vingtaine d'année pour réclamer des droits de l'animal, avec comme objectif (lointain) l'égalité de considération pour tous les animaux.

Mais la tâche est difficile: les mentalités évoluent lentement, la souffrance animale est décrétée - sans la moindre justification rationnelle - comme d'intérêt secondaire, de la "sensiblerie" qui n'inspire que le mépris. Quant à la reconnaissance des droits de l'animal, elle met en péril tellement d'activités lucratives qu'elle justifie que l'on fasse tout pour la contrer... 

On aurait pourtant tort de se décourager. L'histoire montre à quel point le progrès moral peut évoluer rapidement ; et à quel point des acquis sociaux qui paraissent aujourd'hui très naturels étaient encore tout à fait saugrenus il y a peu de temps.

Il y a énormément à faire pour la lutte contre la souffrance et pour la reconnaissance des droits de l'animal. Soyez des pionniers dans ce domaine. Voici quelques idées et conseils pratiques pour faire bouger les choses:

Ecrivez !

Ecrire est un élément très important dans la promotion de la cause animale.
Ecrivez abondamment aux élus, médias, journalistes, et toutes personnes ou organismes pouvant être concernés par le problème de la souffrance animale.
Soyez toujours calmes, polis et courtois (ce qui n'exclut pas d'être fermes). Développez une argumentation sérieuse, pondérée et rationnelle, ne vous laissez pas aller à des excès passionnels et subjectifs.

Attendez vous, le plus souvent, à ne recevoir aucune réponse, ou une réponse polie mais creuse ("Votre lettre a retenue toute mon attention. Je la transmets immédiatement à...")
Ne croyez pas pour autant que votre courrier n'a servi à rien ! L'important est de faire comprendre qu'il existe une partie non négligeable de l'opinion publique qui veut lutter contre la souffrance animale, même si cela déplaît à d'importants groupes de pression qui pèsent sur les médias et les hommes politiques. De bonnes lettres peuvent avoir un impact très élevé.

 

Discutez, Apprenez aux autres !

Il est également important de discuter autour de soi du problème de la souffrance animale, et de la question de leurs droits. Faites connaître les associations qui oeuvrent pour cette cause. Apprenez aux enfants à comprendre et respecter l'autre, qu'il soit humain ou non; apprenez leur à reconnaître où se trouve la souffrance, et comment on peut agir pour la limiter.

A noter qu'en France (et probablement, la plupart des autres pays), la question du respect des animaux, en tant qu'êtres sensibles, est totalement absente des programmes d'instruction civique (qui ne négligent pourtant pas d'autres questions morales). Cette lacune de l'éducation nationale doit compensée par les parents, et toutes autres personnes en contact avec des enfants.
 

Adherez !

Adhérez au maximum à des associations de défense des animaux. Leur représentativité dépend de leur nombre de membres. Dans la mesure de vos possibilités, offrez-leur une partie de votre temps et/ou de votre argent.
 

Soyez exemplaire !

Enfin, ayez un comportement qui ne cause aucune souffrance animale directe ou indirecte (par exemple, n'achetez surtout pas d'oeufs de poules élevées en batterie !). Il y a donc toute une éthique à respecter, dans votre façon de vous nourrir, de vous habiller, de vous maquiller, d'assister à des spectacles, de traiter les animaux de compagnie, etc..


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