CHASSE, PECHE ET DESTRUCTIONS DE LA FAUNE SAUVAGE
Précisons cependant que les abus de la chasse diffèrent notablement d'un pays à l'autre; par exemple, le contexte législatif est assez différent entre la France et la Belgique (en particulier sur le respect de la propriété privée); la considération envers les animaux est assez différente entre l'Angleterre ou l'Allemagne et les pays latins; la densité de population est beaucoup plus faible au Québec qu'aux Pays-Bas. Tout cela fait que les problèmes ne se posent pas partout de la même façon ni avec la même acuité. Notons que la France est très souvent considérée comme un pays détenant des records en matière d'abus et d'intolérance de la part des chasseurs. La France est le pays d'Europe qui a le plus grand nombre de chasseurs, le plus grand nombre d'espèces chassables, les plus vastes zones chassables, et la période de chasse la plus longue. Les parlementaires français ont décidé, en 2004, que le jour, pour la chasse, commence une heure avant le lever du soleil et se prolonge jusqu'à une heure après son coucher. La mauvaise visibilité entraîne le risque de confusion entre espèces gibier et avec les espèces protégées.
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La chasse à courre est un vestige des fastes de la noblesse d'autrefois; mais elle se pratique toujours à l'heure actuelle, avec le renfort d'importants moyens fournis par les équipements modernes (véhicules tous terrains, talkies-walkies..). Les animaux sont pousuivis pendant des heures par une meute de chiens jusqu’à qu'ils tombent d'épuisement. C'est alors l’hallali, la mise à mort de la victime épuisée, blessée et terrorisée. Le stress occasionné sur la faune sauvage durant ces chasses est considérable, tandis que le mode de mise à mort des animaux est souvent resté archaïque et cruel (usage de piques et des dagues, noyade des cerfs, déchiquetage des lièvres et chevreuils par des chiens). |
Le lâcher d'animaux de tir est un abus couramment pratiqué. Ces animaux, qui ont parfois connu précédemment des conditions d'élevage peu satisfaisantes, se retrouvent complètement déboussolés lorsqu'ils sont abandonnés dans la nature. Ils ne savent pas toujours se nourrir : seuls des animaux issus de branches anciennes de l'évolution ont tout leur savoir-faire inscrit leurs gènes. Par contre, les mammifères et les oiseaux suivent un apprentissage de leurs parents qui transmettent ensuite l'information à leurs descendants: cet apprentissage est indispensable pour survivre dans la nature. Les animaux d'élevages lâchés ne se méfient pas des humains et se font tuer facilement. Ceux qui réchappent aux chasseurs risquent fort de mourir de faim ou de détruire des plantations faute de savoir s'adapter à la vie sauvage. Pa ailleurs, les lâchers d'animaux issus d'élevage causent de réels problèmes d'hybridation donc de pollution génétique avec les souches sauvages. Des croisements de sangliers avec des cochons domestiques lâchés volontairement ont généré une nouvelle "forme" hybride appelée "cochonglier", dont le succès de reproduction est nettement meilleur (14 marcassins par an au lieu de 6 pour les sangliers sauvages) et dont les dégâts occasionnés aux cultures sont importants.
L'usage de cartouches en plomb est dommageable pour la nature, surtout en zone humide, où il cause le saturnisme des oiseaux. Les milliers de tonnes de plomb déversés chaque année dans la nature par les chasseurs français finissent par contaminer toute la chaîne alimentaire.
L'usage d'un fusil est une responsabilité morale importante, au même titre que la conduite d'une voiture, car il met potentiellement en jeu la vie d'autres personnes. Pourtant, les chasseurs bénéficient de privilèges très supérieurs à ceux des automobilistes, en particulier, l'absence de tests de contrôle d'alcoolémie.
A l'automne, les accidents de chasses sont fréquents, et les usagers "pacifiques" de la nature (randonneurs, observateurs de la faune, ramasseurs de champignons ..) sont nombreux à se plaindre du climat d'insécurité causé par la présence des chasseurs.
Les problèmes engendrés par la mauvaise pratique du tir au fusil ne se limitent pas aux accidents de chasses; les animaux ne sont souvent que blessés et agonisent pendant des heures ou des jours avant de mourir dans un coin. Les mauvais tireurs détruisent aussi des installations, en particulier des fils électriques, téléphoniques, ou des panneaux de signalisation. Dans certains départements français, le coût supporté par EDF pour la réparation des dégâts causés par les plombs de chasse est très élevé.
Le braconnage est également une pratique courante. La raison est due au trop faible nombre des gardes-chasses, et à une connivence des pouvoirs publics qui laissent pafrois braconner en toute impunité pour ne pas mécontenter les électeurs. Vous pouvez lire notamment à ce sujet un communiqué de presse de la LPO sur le braconnage en Camargue.
| Certaines pratiques de chasse sont tout à fait révoltantes d'un point de vue moral, car elles sont particulièrement cruelles et condamnent les animaux à une mort lente. Citons notamment le gluau (les oiseaux sont piégés avec de la colle sur les arbres), les lacs (les oiseaux sont étranglés), les pantes (captures par des filets) et les matoles (cages). Ces pratiques sont généralement désignées sous le terme de "chasses traditionnelles". Autres cruautés, citons la chasse à l'arc (l'animal n'est généralement que blessé et peut mettre du temps à mourir des ses hémorragies) et la vénerie sous terre (avec un très long combat entre chiens et renards). Vous pouvez lire un excellent texte de Paule Drouault sur le déterrage: renarde mon amie. |
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Les fédérations de chasses sont presque toujours en première ligne pour s'opposer à l'ouverture de parcs nationaux. Dans les Alpes, les fédérations se sont opposées fortement à l'ouverture des parcs de la Vanoise, des Ecrins et du Mercantour. Pourtant, aujourd'hui, ces zones où la chasse est interdite ont une faune considérablement plus riche qu'avant. Les visiteurs sont nombreux à venir randonner et les retombées économiques pour les régions concernées sont non négligeables (par contre, le coût de la réintroduction d'animaux exterminés par les chasseurs - comme le bouquetin - a été considérable, d'autant que des braconniers abattaient à mesure les animaux replacés, l'un d'entre eux tuant même un bouquetin porteur d'une très visible balise argos autour du cou !).
Pour plus de détails sur la chasse en France, vous pouvez consulter la page nature de Dominique Py; et le web de Philippe Dumas au titre explicite: Chasseur, passe ton chemin.
La France n'est pas le seul pays à se livrer à un massacre abusif d'oiseaux migrateurs. Vu sa position géographique, Malte est un lieu privilégié pour le passage et le repos des oiseaux migrateurs. Au printemps, lorsque les oiseaux quittent les sites d'hivernage africains et rejoignent leurs sites de nidification européens, des milliers de chasseurs et de tendeurs maltais les attendent. Les falaises de l'île sont couvertes de pièges (environ 5000) dans lesquels les oiseaux sont attirés par des points d'eau artificiels et des appelants vivants. En automne, lors de leur vol migratoire vers l'Afrique, ils sont également assaillis. Chaque année, 3 millions d'oiseaux chanteurs (Fringilles) sont capturés et mis en cage. Détenir un Pinson ou un Chardonneret en cage est une tradition à Malte. Mais d'autres espèces en sont également victimes, comme le Rougegorge et le Merle bleu. L'Union Européenne a été très indulgente avec Malte durant les négociations d'adhésion.
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Plus de 89 pays ont interdit les pièges à mâchoire d'acier, dont notamment l'Union Européenne depuis 1991. Malheureusement, les pays qui pratiquent le plus le piégeage ne les ont pas interdit. Ils sont ainsi légaux au Canada, en Russie, et des la plupart des états des USA. Les animaux piégés meurent par prédation, noyade, stangulation, de froid, de chasse, de suffocation, ou d'explosion de leur tête. Les pièges peuvent déchirer la chair, couper les tendons et les ligaments, et casser les os. Certains animaux mâchent leur membre emprisonné pour le détacher et s'échapper (les trappeurs appellent cela l'arrachage). D'autres se cassent les dents sur leur piège dans un effort désespéré pour s'en extraire. Des animaux protégés et des animaux de compagnie sont parfois pris dans les pièges. |
Aux Etats Unis se pratique la "canned hunt", la chasse bidon. Les clients payent des sommes importantes pour venir tuer des animaux enfermés dans des enclos. Les victimes peuvent être des animaux exotiques ou indigènes, y compris plusieurs variétés de chèvres et de moutons, de nombreuses espèces nombreuses d'antilope asiatiques et africaines, des cerfs, des zèbres...
Certains combats anti-chasse ont particulièrement marqué les esprits, en raison de leur ampleur internationale ou de leur valeur symbolique. Il s'agit notamment de la protection des phoques.
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En 1987, le norvégien
Odd Lindberg
embarque comme inspecteur à bord d'un navire chasseur de phoques. Il est chargé
de tourner un film, à priori destiné à faire la promotion de cette chasse. Lindberg est écoeuré par les scènes auxquelles il assiste. Les phoques sont abattus manuellement à l'aide d'un instrument en forme de hache; il faut parfois asséner plusieurs coups pour tuer l'animal, et pire encore, il arrive que celui-ci soit encore agonisant au moment où il est dépecé. Lindberg relève de nombreuses infractions au règlement, et tourne des scènes bouleversantes, notamment des bébés phoques tués à côté de leur mère qui tente vainement de les défendre. De retour d'expédition, Lindberg refusera d'être payé par l'état norvégien et diffusera ses films dans les média, attirant ainsi l'attention du monde entier sur ce problème et contribuant à obtenir l'interdiction de cette chasse. Lindberg s'attirera la haine du gouvernement norvégien, et de graves menaces des chasseurs. Il devra s'exiler en Suède, où il vit toujours à l'heure actuelle, tenant secret l'emplacement de son domicile (chaque indiscrétion sur son lieu de vie lui attire aussitôt des menaces de mort). |
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Au Japon, chaque année depuis 1986, plus de 20 000 dauphins, marsouins et petites baleines périssent lors de la saison de chasse qui se déroule du 1er septembre au 31 mars. Ces massacres sont autorisés par le gouvernement japonais et ont lieu notamment dans les villes côtières de Taiji, Iki, Ito, Futo et Izu. En mer, les animaux sont transpercés par des harpons puis amenés à bord des embarcations au moyen de crochets de boucher avant d’être achevés. Près des côtes, les dauphins sont rabattus vers les plages ou dans des anses pour y être massacrés au moyen de harpons, couteaux ou noyés dans des filets. |
Chaque année, des centaines de dauphins sont également massacrés aux îles Féroé (dépendant du Danemark).
Le commerce des animaux ou de certaines parties de leur corps peut constituer une
menace grave pour certaines espèces en voie de disparition.
La Convention de Washington,
également appelée
CITES (Convention on International Trade of Endangered Species),
signée en 1973, a pour but de régir à l'échelle internationale le commerce des espèces
animales et végétales menacées. Actuellement, environ 150 pays ont adhéré à cette convention.
Elle n'intervient pas dans les affaires intérieures des pays mais régit
ce qui transite entre les nations.
La convention comporte plusieurs annexes. Les espèces placée en annexe I sont totalement
interdites de commerce international; celles des deux autres annexes bénéficient
d'une moindre protection. Des polémiques ont notamment lieu ces dernières années sur la
protection dont doit bénéficier l'éléphant.
L'Organisation Non Gouvernementale
TRAFFIC (Trade Record Analysis
of Flora and Fauna in Commerce) enquête sur l'application de la Convention de Washington,
et agit pour une meilleure protection des espèces.
La problème de la pêche est voisin de celui la chasse.
Mais les poissons ont le malheur de ne pas
beaucoup nous ressembler, de ne pas vraiment saigner, et de ne pas pouvoir crier,
donc leur mise à mort impressionne beaucoup moins que celle des animaux
terrestres. De ce fait, la pêche en tant que loisir choque
beaucoup moins que la chasse. On ne saurait pourtant méconnaître sa cruauté. La LFDA
(Ligue Française des Droits de l'Animal) dénonce notamment
deux
usages particulièrement abjects, à savoir,
l'emploi de l'hameçon à ardillon (qui détruit irréversiblement le palais des
poissons, alors que ceux-ci sont quelquefois rejetés à l'eau) et la pratique
de la pêche au vif (utilisation d'un poisson vivant en tant qu'appât).
La pêche industrielle, quant à elle, pose des problèmes croissants. On note d'inquiétantes raréfactions des populations de poissons, tandis que les animaux survivants ont tendance à évoluer vers des tailles de plus en plus petites. Certains types de filets (notamment les filets maillants dérivants et les chaluts pélagiques) sont dénoncés pour leur manque de sélectivité. Ils capturent une forte proportion de poissons impropres à la consommation, des tortues marines, des marsouins et des dauphins. Au niveau mondial, l'essentiel des prélèvements de pêche est dûe à un petit groupe de pays. Les nations pauvres s'alarment des difficultés qu'elles rencontrent pour mener une pêche côtière vivrière, les poissons devenant de plus en plus rares.
La chasse et la pêche ne sont pas les seules causes de dommages à la faune sauvage. Les activités humaines ont modifié la nature, détruit des écosystèmes. Les pluies acides détruisent des forêts d'Europe, et tuent la faune des lacs. Les routes perturbent le déplacement et la reproduction des animaux, les voitures écrasent un grand nombre d'animaux.
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Ecrire et parler aux élus pour faire
autant que possible contrepoids au lobby des chasseurs. En France, on peut demander notamment l'interdiction des cartouches au plomb, l'interdiction de la chasse à courre, des lâchers d'animaux de tir, des chasses traditionnelles cruelles; l'instauration de l'alcootest pour les chasseurs, d'un meilleur périmètre de sécurité autour des habitations, et de l'interdiction de la chasse le dimanche; une véritable application des lois contre le braconnage et le tir des oiseaux migrateurs. |
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Ne pas acheter de produits provenant d'animaux sauvages: viande de gibier,
vêtements en fourrure, objets en ivoire, peau de crocodile ou écaille de tortue,
pseudo-médicaments, animaux naturalisés, etc... Cette recommandation est notamment valable lors
de voyages dans les pays d'Asie, d'Afrique et d'Amérique du Sud, où perdurent des commerces
d'espèces menacées. Ne pas acheter non plus ces produits s'ils proviennent d'élevages (les animaux sauvages ne sont pas issus de lignées millénaires d'animaux domestiqués, ils ont beaucoup de mal à supporter les conditions de vie en captivité) |
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Adhérer à des associations, pour la défense des droits des non chasseurs, pour la protection des mammifères marins. |
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Si vous possédez un terrain en milieu rural, profitez en pour y interdire la chasse. Adressez vous à une association de protection de la faune sauvage. Vous obtiendrez des renseignements sur les droits juridiques de protéger chez soi la faune sauvage; vous pourrez aussi vous procurer des panneaux interdisant la chasse, et avoir des conseils afin de faire respecter le mieux possible cette interdiction. |
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ROC Ligue pour la préservation de la faune sauvage et la défense des non-chasseurs Le terme de "ROC" est issu de l'ancienne dénomination de l'association: Rassemblement des Opposants à la Chasse Organisation française, le ROC accumule de la documentation sur les abus de la chasse, mène des campagnes de sensibilisation du public, et agit en justice. A la suite du décès de Théorodre Monod, le physicien Hubert Reeves a pris en charge la présidence de l'association.
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Association pour la Protection des Animaux
Sauvages Organisation française, active juridiquement et médiatiquement. Publie la revue trimestrielle "Aspas Mag". L'ASPAS définit ses buts comme étant "la préservation de la faune, de la flore, des milieux naturels, et la défense des droits des non-chasseurs".
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Rassemblement Anti Chasse Association récente, qui milite tout particulièrement contre la chasse à courre. L'adhésion annuelle ne coûte que 5 euros.
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Ligue pour la Protection des Oiseaux Comme son nom l'indique, lutte pour la protection des oiseaux, en particulier en opposition aux abus de la chasse. Publie une revue trimestrielle: "L'oiseau magazine" (avec des photos de qualité) concernant davantage la vie et l'observation des oiseaux que leur protection.
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Organbidexka Col Libre L'OCL (Organbidexka Col Libre) agit pour la protection des oiseaux, et n'hésite pas à acheter des droits de chasse pour permettre aux migrateurs de passer sans danger certains cols des Pyrénées.
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Association Nationale pour une
Chasse Ecologiquement Responsable Organisation française Cette association est favorable à la chasse, mais elle s'oppose à ses abus (comme le lâcher d'animaux de tir). Elle s'oppose aussi aux violations de la directive européenne protégeant les migrateurs lors de leur retour; non pas par respect de l'animal ou de sa souffrance mais pour augmenter les effectifs d'une population en déclin. Si l'éthique de l'ANCER diffère fortement de celle des associations de protection animale, celles-ci se sont pourtant retrouvées plusieurs fois à la même table face à des fédérations de chasse passablement intolérantes. L'ANCER convient aux personnes plutôt intéressées par un compromis entre chasseurs et adversaires de la chasse.
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SOS Grand Bleu Organisation française Agit pour la protection des mammifères marins, en particulier en Méditerranée. Préoccupations principales: les chaluts pélagiques, la pollution, la captivité des dauphins.
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Greenpeace Organisation internationale, très connue grâce à des actions spectaculaires et médiatiques. Greenpeace est particulièrement active pour la défense des océans, des mammifères marins. Personne n'a oublié ses actions périlleuses pour protéger les baleines (en s'interposant en zodiac entre les navires baleiniers et les baleines) ou les phoques (en se tenant droit devant la proue des brise-glaces). Adresse française:
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Excellente enquête du mensuel "Science & Vie" numéro 937 (octobre 1995),
intitulée "Les chasseurs français hors la loi". Le préambule de l'article précise: La chasse en France est toute-puissante. Subventionnée par l'Etat, elle contrôle des hommes politiques, bafoue ou fait changer des lois, muselle des scientifiques. Un lobby sûr de son pouvoir qui n'évolue pas, au détriment de la faune et... de son propre avenir. Cet article a été repris dans "La voix des bêtes" numéro 153. |
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Intéressant article dans Science & Nature d'octobre 1996, "Crimes sans châtiments", consacré à la chasse aux oiseaux d'eau. Ecrit en collaboration avec le ROC, l'article fait le point sur divers problèmes: non respect de certaines réserves, sans que cela soit sanctionné; saturnisme causé par le plomb des cartouches; chasses nocturnes, au mépris de la loi; mutilations des oiseaux appelants; attributions de périodes de chasse anormalement longues, etc... | ||
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En raison de leur manque coutumier
de raffinement et de civisme, et à cause du plaisir qu'ils trouvent à tuer,
les chasseurs sont
devenus une belle cible... pour les humoristes. N'oublions pas les remarquables "Idées Noires" de Franquin. Entre autres inventions savoureuses, l'appeau à chasseur (Ducon ! Ducon !), la cartouche qui tire à l'envers (Pandan-lagl), ou encore, les hérissons qui se rebellent contre les écraseurs. Franquin n'épargne pas non plus les éleveurs industriels, l'un d'eux étant amené accidentellement à partager le triste sort de ses poules sous les yeux intéressés d'un journaliste-photographe. Gaston Lagaffe a lui aussi quelques bonnes idées pour les animaux sauvages, par exemple, le fusil distributeur de carottes, destiné aux lapins, qui laisse le garde-chasse absolument perplexe. |
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Enfin, personne n'a oublié le sketch des inconnus sur la chasse, et
notamment, leurs explications sur la différence entre "bon" et "mauvais"
chasseur: le mauvais chasseur, il voit quelque chose qui bouge... il
tire ! tandis que le bon chasseur est totalement différent. Le bon
chasseur, lui, il voit quelque chose qui bouge... il tire ! |